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Il faut se mettre à l'évidence, il y a
quelque chose qui ne joue pas dans l'organisme de l'un de nous deux.
Rendez-vous est pris alors à l'Unité de
médecine de reproduction du CHUV pour analyser nos cas. Nous sommes
alors reçus par le Chef de service, le Dr De Ziegler.
Le problème peut très bien venir de
Monsieur et de sa semence ou de Madame et de ses ovules.
C'est Solange qui commence la série
d'examens assez pénibles comme par exemple l'hystero-salpingographie
qui consiste à aller au plus profond de l'intimité de la femme pour y
explorer ses trompes et son utérus. Il s'est donc avéré qu'une de ses
trompes était bouchée et que de ce fait, l'ovulation ne se faisait pas
normalement. Du côté de Didier, le spermogramme n'a rien révélé
d'anormal.
Nous allons donc entamer un traitement de
fécondité avec le risque non négligeable d'une grossesse multiple. Nous
avons du signer des papiers que nous acceptons ce risque et surtout que
nous sommes d'accord pour effectuer, le cas échéant, une réduction
embryonnaire.
Le traitement va se dérouler en plusieurs
phases sur une année et est garanti 100% de réussite, mais pas forcément
du premier coup.
La première phase sera "le boostage" de
l'ovulation et les rapports dirigés. Si cette phase n'est pas
concluante, il y aura insémination du sperme du conjoint directement
dans l'ovule et si ça ne marche toujours pas, ce sera la fécondation
in-vitro.
Si la première phase n'est pas trop
onéreuse, les deux autres sont carrément exorbitantes et un seul acte
peut coûter jusqu'à Fr.3'000.- !
Et c'est ainsi que le 24 décembre,
Solange doit prendre une pilule contraceptive (!) pendant quelques jours
pour engendrer un nouveau cycle et quand les règles arriveront, le
traitement à base de Clomid pourra commencer... |